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Le remplacement d'un rein malade par un " rein neuf " est la solution idéale puisqu'on rend à l'organisme toutes les fonctions rénales. Pour autant, ce n'est pas une opération magique qui va permettre de ne plus faire de régime, ni de ne plus prendre de médicaments.
Le rein transplanté est toujours considéré comme un étranger: il va faire l'objet d'une réaction de notre système de défense. C'est la réaction normale de rejet: le système immunitaire va fabriquer des anticorps et lancer contre le rein des cellules pour tenter de le détruire.
Pour l'en empêcher, il fuir utiliser des médicaments à prendre tous les jours : la cortisone, la ciclosporine et maintenant, bien d'autres nouveaux traitements. Ces produits permettent une " tolérance".
Malheureusement, ils peuvent provoquer des effets secondaires augmenter les lipides dans le sang, faciliter la survenue d'un diabète ou faire monter la tension artérielle. Pour éviter ces ennuis, il est encore important de faire attention à l'alimentation et d'observer un régime. Il est différent de celui pour l'insuffisance rénale : le potassium est, par exemple, autorisé.
D'autre part, le rein greffé peut garder une petite insuffisance rénale qu'à faudra alors compenser.
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D'où vient le rein greffé ?
Ce peut être quelqu'un de ta famille, ton père, ta mère, ou bien un frère ou une soeur s'ils sont majeurs. Ce peut être aussi une personne morte dans un accident, qui a détruit son cerveau. Cette personne au moment de l'accident a été très vite secourue, son coeur fonctionnait encore et les docteurs l'ont aidée à respirer grâce à une machine. Puis ils l'ont emmenée de suite à l'hôpital pour la soigner.
Mais malheureusement, les examens ont montré alors que son cerveau était complètement abîmé et qu'il était mort.
C'est ce que les docteurs appellent la "mort encéphalique". Elle est prouvée par des examens infaillibles qui sont répétés plusieurs fois dans les heures qui suivent : la respiration ne reprend pas en débranchant la machine, tous les réflexes sont absents, il n'y a aucune activité électrique sur l'électroencéphalogramme. Des radios peuvent montrer que le sang ne circule plus à l'intérieur du cerveau. Le SAMU (c'est comme çà que s'appellent les médecins d'urgence) sauvent beaucoup de gens. Mais parfois, on ne peut plus rien car la personne est morte. Les morts encéphaliques sont très rares. On sait qu'en France, il y a environ 20 personnes par an et par million d'habitants qui se trouvent dans cet état. Le cerveau peut être complètement détruit soit par un accident de la circulation, soit aussi par une hémorragie brutale dans le cerveau.
Son coeur va fonctionner encore pendant quelques heures mais il va bientôt s'arrêter définitivement à son tour. Pendant ces quelques heures, il est possible de prélever les reins par une opération très minutieuse.
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Dans quelles conditions peut-on prélever les reins ?
Pour prélever les reins, il faut être sûr que la personne morte dans ces conditions n'a pas dit de son vivant qu'elle refusait qu'on prenne ses organes, si par malheur ce genre d'accident lui arrivait.
Pour le savoir, les docteurs interrogent toujours la famille et le fichier national des refus :c'est un fichier national sur lequel toute personne vivant en France peut signifier son opposition au prélèvement d'organes. Il suffit d'aller dans sa pharmacie de quartier pour s'inscrire. Il est possible qu'un jour, on puisse aussi s'inscrire sur un fichier pour dire qu'au contraire on ne s'oppose pas au don.
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Le don d'organe
Le rein reçu, est un "don" de la personne morte dans l'accident. Le don est gratuit et anonyme. Aussi, il est impossible de remercier directement la famille, c'est "un secret" gardé par l'Etablissement Français des Greffes. Pourtant, c'est vrai qu'on aimerait dire merci à la famille du donneur.
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Qui peut donner de son vivant ?
En France, il y a des lois (lois de Bioéthique) qui limitent les donneurs aux parents et à la famille du premier degré. Le donneur doit également être majeur. Afin d'être sûr que la personne qui donne est bien informée et qu'elle s'exprime librement, elle doit faire une demande auprès du Tribunal de Grande Instance.
Peut-on vivre avec un seul rein ?
On a chacun deux reins. Si un jour, l'un des deux tombe malade, l'autre travaillera davantage pour nettoyer le sang et deviendra un petit peu plus gros. On peut vivre normalement avec un seul rein.
Il est donc possible, dans certaines conditions, de donner un de ses reins à une personne de sa famille qui est en dialyse.
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Quand Papa ou Maman donne un rein à leur enfant
Une grande personne de ta famille peut se proposer pour donner un rein. Mais il faut certaines conditions, par exemple, être sûr qu'il y ait une bonne compatibilité de ton sang (groupe sanguin) et que tu n'as pas fabriqué d'anticorps contre ce rein.
Il faut également vérifier le bon état des deux reins du donneur afin qu'il n'y ait aucun risque à ce qu'il t'en donne un. Il est donc très important de faire des examens avant de décider d'une greffe avec le rein d'une personne vivante.
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Pour faire une greffe de donneur vivant, il faut un projet commun
Même si l'on a une bonne compatibilité pour une greffe familiale, il faut que tout le monde soit d'accord : l'enfant, son donneur et sa famille. Il faut bien en discuter et laisser mûrir les décisions.
En dernier ressort, c'est le médecin qui donne son accord. Parfois, les parents préfèrent garder leur rein et ne le donner qu'en cas d'échec d'une première greffe. Certains aussi ne peuvent pas donner.
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